A ce moment précis, vous vous arrêtez, pétrifiée, et manquez dégringoler. Votre mari vous fixe d’un air plus éberlué que vraiment rageur, et la honte vous saisit en voyant soudain à travers ses yeux votre propre situation, perchée à deux mètres du sol, collée à un type torse nu, bedonnant, dont l’haleine chargée d’alcool vous dégoûte alors, quand une seconde à peine plus tôt elle aiguisait vos sens et vos appétits. Partiellement dégrisée, vous faites un pas maladroit vers l’arrière, et tombez de tout votre long. Un bout de votre jupe, trop courte de toute façon, reste accrochée sous la chaussure de l’inconnu débraillé, et toute l’assistance rit de votre mésaventure, sans songer à vous aider, alors qu’humiliée, vous vous balancez à quelques centimètres du sol, que l’arrière de la jupe –l’avant est resté accroché, du moins dans cette version de l’histoire ; selon les versions a1.2, 3 et 4, votre jupe est tombée entièrement sur votre tête et votre tête sur le sol et vous gisez morte, votre jupe vous a sauvée la vie en restant accrochée au podium improvisé et vous avez réussi à vous remettre sur pieds dignement et votre pas en arrière n’a pas mené à la chute car vous chaussiez des tennis et avez pu maintenir l’équilibre avant de descendre avec agilité et maîtrise- l’arrière de la jupe, donc, s’est entièrement retourné comme une corolle pour montrer à l’ensemble de l’assistance votre postérieur mis en valeur par une culotte de dentelle rouge et votre visage frôle le sol carrelé de marbre de la terrasse jusqu’à ce que votre mari sorte de son saisissement et vous aide, chevaleresquement, à reprendre pied dans cet univers. Vous tentez de remettre de l’ordre dans votre toilette et de calmer par votre grande dignité les rires hystériques qui vous suivent, les « ça va ? qu’est-ce qui s’est passé ? » de la foule amassée en bas du podium, vous avancez un pied toujours élégamment chaussé et légèrement titubant vers le buffet pour y reprendre des forces. Vous avez une explication avec votre mari, qui veut rentrer immédiatement.

a)      vous vous arrêtez pétrifiée

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b) vous hurlez votre rage

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c)      Vous acceptez piteusement.

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